Aujourd’hui
Menaces technologiques et retour en force de la navigation astrale
Le GPS (on parle de GNSS : global navigation satellite system – pour prendre en compte les différentes constellations satellites des puissances mondiales : GPS : USA, Glonass : Russie, Beidou : Chine, Galileo : Europe) est devenu une infrastructure critique, mais sa dépendance aux signaux satellitaires constitue aussi sa principale faiblesse. Très faibles à la réception, ces signaux peuvent être brouillés, leurrés ou dégradés par des moyens de plus en plus accessibles. Aux menaces intentionnelles — brouillage, spoofing, cyberattaques, guerre électronique — s’ajoutent des risques naturels ou systémiques : indisponibilité locale, perturbations ionosphériques, tempêtes solaires, défaillance de constellation ou dépendance géopolitique à des infrastructures étrangères.
Cette vulnérabilité crée un besoin opérationnel clair : naviguer avec précision même lorsque le GNSS est indisponible, dégradé ou compromis. Dans les domaines maritime, aéronautique, défense, drones et infrastructures critiques, la continuité de navigation n’est plus un confort technologique, mais une exigence de résilience.
C’est dans ce contexte que les technologies astro-inertielles reviennent en force. En combinant une centrale inertielle avec l’observation automatique des astres, elles permettent de recaler périodiquement la position et l’attitude sans dépendre d’un signal radio externe. Le système reste discret, passif, difficile à brouiller et indépendant des constellations satellitaires.
L’astro-inertiel ne remplace pas nécessairement le GPS : il le complète et le sécurise. Il apporte une couche de robustesse indispensable dans une architecture de navigation moderne, capable de détecter une incohérence GNSS, de maintenir la mission en mode dégradé et de restaurer la confiance dans la donnée de position.
Face à la multiplication des menaces sur le GPS, le retour des solutions astro-inertielles marque une évolution stratégique : passer d’une navigation performante mais fragile à une navigation résiliente, souveraine et opérationnelle en environnement contesté.
Le développement de MAGELLAN a permis d’atteindre ces objectifs.