STARNAV et NAVAL GROUP ont signé un accord de collaboration. Il s’articule autour de MAGELLAN, un système capable de déterminer la position d’un navire grâce aux étoiles et au soleil. L’objectif est de renforcer la sécurité de la navigation lorsque les signaux GPS sont brouillés, falsifiés ou indisponibles.
Face aux risques croissants de brouillage, de leurrage ou de perte de signal des systèmes mondiaux de navigation par satellite (GNSS), la question de la résilience des navires militaires est devenue stratégique. C’est dans ce contexte que STARNAV, entreprise spécialisée dans la navigation astro-inertielle, et Naval Group, acteur majeur du naval de défense, ont décidé d’unir leurs compétences.
Naval Group conçoit, fabrique, commercialise et assure le maintien en condition opérationnelle de navires militaires, qu’il s’agisse de bâtiments de surface, de sous-marins, de drones ou des équipements embarqués. Dans le cadre de ses activités de recherche et développement, l’entreprise travaille notamment sur la capacité de ses navires à conserver une position fiable en toutes circonstances, y compris lorsque les signaux satellites sont perturbés ou leurrés.
De son côté, STARNAV a développé MAGELLAN, un système de navigation capable de déterminer avec précision la position d’un navire en utilisant les étoiles la nuit et le soleil le jour, sans horizon visible et sans intervention humaine. Entièrement indépendant des systèmes satellitaires, ce dispositif vise à garantir une navigation sûre même en cas de brouillage, de leurrage ou d’indisponibilité du GPS.
Un intérêt partagé
L’intérêt manifesté par Naval Group pour cette technologie a conduit les deux entreprises à formaliser leur rapprochement. L’accord signé prévoit un travail commun destiné à évaluer la compatibilité du système MAGELLAN avec un navire conçu par Naval Group, à analyser les conditions techniques de son intégration, mais aussi à tester l’interfaçage du système dans des conditions réelles, notamment lors de sorties en mer.
Pour STARNAV, cette collaboration doit également permettre de faire évoluer sa solution afin de mieux répondre aux contraintes propres aux plateformes navales. L’entreprise souhaite en particulier approfondir les développements nécessaires pour interfacer son système avec les architectures embarquées.
À travers cet accord, les deux parties entendent donc échanger des informations et des données techniques afin de mesurer concrètement le potentiel opérationnel de cette solution. Un enjeu de taille, alors que la robustesse des capacités de navigation devient un sujet central pour les acteurs du maritime de défense.
Et demain…
Si les travaux sont concluants, ce partenariat pourrait ouvrir la voie à de nouvelles solutions de navigation capables de renforcer l’autonomie et la sécurité des navires dans des environnements de plus en plus contestés.
